Publié par Gynecokine
Beaucoup de petites filles découvrent le plaisir lié à la stimulation de leur zone génitale.
Les fillettes de moins de deux ans éprouvent de la joie à frotter ou presser leur zone vulvaire par des balancements de bassin, mais souvent ces comportements sont désapprouvés par les adultes et les parents.
On craignait que ces pratiques soient nuisibles au développement de l’enfant. Les médecins du 
ème siècle étaient persuadés des dangers de la masturbation. Freud pensait que « l’énurésie était favorisée par la masturbation et qu’elle prédisposait à la névrose et à la psychose et corrompait le caractère » aussi, la règle était d’interdire à l’enfant de tels attouchements.
Aujourd’hui elle est désormais vue pour la femme comme une sorte d’apprentissage d’une future sexualité et sensualité épanouies.
Cependant, si une fillette en classe maternelle se touche les organes génitaux, de nombreux adultes suspectent un risque d’abus sexuel et l’enfant finit dans le bureau d’une psychothérapeute pour la seule faute d’avoir fait, aux yeux de tous, ce que d’autres font en cachette.
Quand cela se passe bien, il est recommandé à l’enfant de poursuivre ses activités dans un cadre privé.
Dans d’autres situations, la fillette est punie par les adultes pour des pratiques inadmissibles.
Les premières sensations corporelles génitales de la petite fille se voient régulièrement connotées négativement. Cette situation pourrait expliquer le grand nombre de difficultés sexuelles qui atteignent la femme adulte.
Les sensations qu’éprouvent les fillettes, bien qu’elles viennent de leurs organes sexuels, n’ont pas la même signification que celles vécues par les adultes. La petite fille est incapable d’établir un lien entre les sensations corporelles agréables qu’elle éprouve et l’attirance pour une personne.
De nombreuses petites filles de 4 ans se disent « amoureuses » à l’école, ou « amoureuses » de leur papa ; pourtant il ne leur vient pas à l’esprit de se caresser la vulve en imaginant qu’elles embrassent le petit camarade de classe, et encore moins, elles ne songent au
de leur papa. Ce genre d’interprétation n’existe que dans l’esprit de certains adultes.
Plus tard, vers 8/9 ans, les petites filles jouent « au docteur » ; dès cet âge ou à l’adolescence seulement pour d’autres, les fillettes établissent petit à petit un lien entre l’attirance affective pour autrui et les sensations corporelles génitales.
Le poids de l’histoire :
L’histoire de la sexualité de la femme est empreint d’ambivalence.
Dans le monde grec et romain, le plaisir sexuel de la femme est peu valorisé. A la même époque, dans le continent indien, les plaisirs de la femmes sont amplement décrits dans les kamasoutras.
Au Moyen Age, en Occident, on devient de plus en plus convaincu de la nécessité de l’orgasme pour avoir des enfants. Les théologiens chrétiens défendent le droit au plaisir sexuel mais de la femme mariée.
Le monde chrétien se montre favorable au plaisir sexuel de la femme dans le cadre strict du mariage monogamique.
Inversement, longtemps, une partie du monde musulman a produit une littérature érotique en faveur de l’érotisme féminin alors qu’aujourd’hui le courant répressif islamiste semble l’emporter sur de nombreux endroits de la planète.