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Chez Platon, la nature du désir érotique est qualifiée de paradoxale car elle se situe entre le manque et la plénitude. Pour beaucoup de philosophes, le désir est inséparable de l'imagination. Spinoza le définit comme "l'Apétit avec conscience de lui-même" (Ethique, livre III, prop.9, scolie). Le désir est en outre mentionné par Freud "comme étant une force pulsionnelle nécessaire à la formation du rêve*". * Encyclopédia Universalis, Dictionnaire des Notions, 2005.
Le terme vient d'une contraction entre la "morphine" et "endogènes". Les endorphines sont des neurotransmetteurs qu'on retrouve dans le cerveau mais aussi dans la moelle épinière et le système digestif. Elles sont à l'origine de la sensation de plaisir. Leurs rôles : - atténuer la douleur - réduire le stress - contrôler la respiration - contrôler le transit gastro-intestinal - moduler la réponse hormonale et immunitaire - provoquer la sensation de plaisir - aider au sommeil et enfin... - provoquer le sentiment amoureux En forte quantité, elles peuvent créer un sentiment d'euphorie et une sensation proche de la prise de drogue (nocive pour l'organisme, elle...).
Le fantasme se défini comme une "production imaginaire qui représente le sujet [celui qui fantasme] dans un scénario déterminé à la manière d'un rêve, et figure, de manière plus ou moins voilée, un désir*". En d'autres termes, dès que nous nous plongeons dans un rêve éveillé qui réalise un de nos désirs, nous fantasmons. Le fantasme n'est donc pas exculivement de nature sexuelle, bien au contraire. C'est Freud qui instaure le premier la notion da fantasme ; elle sera au centre de sa pensée psychanalitique. Prendre conscience de ses fantasmes c'est se lancer dans une quête de dévoilement de ses désirs cachés. Le fantasme est omniprésent chez l'homme : les études s'accordent à dire que 90 à 95% des hommes et femmes ont des fantasmes. Le terme fantasme tend aujourd'hui à se spécialiser dans une acception sexuelle, mais la notion qui répond à la définition de "pulsion sexuelle*", "d'envie ou désir érotique*" est bien celle de libido. * Encyclopédia Universalis, Dictionnaire des Notions, 2005.
Les hormones sont des molécules produites par des glandes ou par un tissu. Ce sont en fait des messagers chimiques qui voyagent dans notre corps grâce au système sanguin. Elles orchestrent les changements qui se produisent à la puberté, elles ont une incidence sur notre système immunitaire et peuvent modifier nos comportements. Elles permettent la communication entre les organes et coordonnent les actions du corps lors d’évènements comme la grossesse, la maladie ou le stress.
Il en existe de toutes sortes : certaines sont liée à la dépression, d'autres à l’anxiété, au lien social, au mensonge, à la confiance, et bien sûr d'autres encore ont une incidence sur nos relations sexuelles et notre désir (ex : prolactine, progestérone, ocytocine, testostérone).
C'est Sigmund Freud qui théorisa en premier cette notion que l'on peut également gloser par "énergie psychique sexuelle*". Le moteur principal de la libido est une sensation de manque, analogue à celle créée par la faim, au même titre que les pulsions et le désir. L'encyclopédie de la langue française précise même que le terme de libido, à savoir tout "ce qu'on peut comprendre sous le nom d'amour" (Freud), recouvre, outre l'appétance sexuelle génitale proprement dite, toutes les satisfactions tirées de la réduction des tensions grâce à l'exitation des zones érogènes (orale, anale, génitale)... * Encyclopédia Universalis, Dictionnaire des Notions, 2005.