Publié par Manon
Il est des expressions qui laissent à penser qu’un certain équilibre dans l’univers rétablirait le lot de bonheur de chacun. Ne dit-on pas : « heureux aux jeux, malheureux en amour » ? Pourtant la vie regorge de ces agaçantes exceptions qui confirmeraient la règle : des couples heureux en amour… et partout ailleurs !
En fait, ce bonheur contagieux a une explication qui n’a rien à faire d’une hypothétique justice divine. Quand on est heureux, on est heureux, point. Et à l’inverse, le malheur entraîne-t-il le malheur ? Pas forcément…
Pas de déterminisme dans tout ce charabia. A l’origine, une étude suédoise réalisée sur 900 couples dans le cadre d’une thèse de doctorat. Le résultat semble logique : une vie de couple équilibrée réduit les effets du stress au travail. A l’inverse, une vie de couple mauvaise, augmenterait les effets du stress. Ainsi les femmes engagées dans une relation difficile souffrent plus facilement d’anxiété et d’insomnie.
En revanche, chez les hommes, il faut faire deux catégories. La première est celle des hommes qui jugent leur relation « moyenne » et qui sont ainsi sujets au stress et développent des symptômes comme la dépression ou la crise d’angoisse. La deuxième est celle des hommes qui qualifient leur relation de « mauvaise » et sont beaucoup moins touchés par le stress que les précédents.
Mme Andersson Arntén, auteure de l’étude, suggère qu’il y aurait donc deux stades chez les hommes : un premier où la relation sentimentale décline et un deuxième où elle est considérée comme fichue. Dans le premier cas l’homme s’inquiète pour sa relation tout en faisant des efforts pour qu’elle s’améliore et serait donc dans une situation de fragilité, d’où le stress. Dans le deuxième, il s’en désintéresse tout simplement.
Les hommes, selon cette hypothèse d’Arntén Andersson, auraient un instinct de survie plus développé que celui des femmes. Tandis qu’ils auraient déjà lâché prise, les femmes seraient encore dans la phase où elles espèrent une amélioration de leur relation. Voilà qui explique beaucoup de comportements masculins, ne trouvez-vous pas ?
N’oubliez pas au passage, que les câlins aident à lutter contre le stress et à vous rabibocher…