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Publié le 11 décembre 2007
par Gynecokine
On ne peut jamais prédire comment une femme accouchera.
Et on ne peut pas transmettre son expérience d’accouchement à une autre femme, chacune le vivant à sa façon.
La durée moyenne d’un premier accouchement normal est de 6 à 8 heures, mais certaines vont accoucher plus vite.
« Tu enfanteras dans la douleur » n’est plus trop de mise aujourd’hui car la péridurale apporte un confort qui n’est pas négligeable. Fini les douleurs des contractions, et si la péridurale est bien faite on sent complètement l’envie de pousser lorsque le bébé descend.
Maintenant les obstétriciens prennent le minimum de risque pour l’enfant et si une difficulté se présente le recours à la césarienne est fréquent : elle représente 12 à 20 % des accouchements selon les maternités.
Lorsque le bébé arrive, si la mère veut l’allaiter, la sage femme mettra le petit tout de suite au sein, en salle de travail, afin de stimuler la montée laiteuse. Et vous voici avec un bébé tout neuf sur les bras.
Le séjour à la maternité est de 3 à 5 jours : il faut que l’enfant qui perd de façon normale 10 % de son poids du corps dans les 48 premières heures, amorce la reprise de la courbe de poids afin qu’on vous laisse rentrer chez vous.
Panique à la maison :
A l’arrivée avec le bébé la première fois c’est normal : les biberons ou le sein, le change, le bain…cela occupe bien les journées, voir les nuits aussi.
Aussi il faut bien un mois pour s’organiser et on finit toujours par y arriver.
Lorsque tout est bien réglé, il faut aussi s’occuper de soi : attention au poids, reprendre le sport mais avant faire un peu de kinésithérapie périnéale avec la sage femme ou un kinésithérapeute pour bien retonifier le périnée car c’est lui qui soutient en bas la pression abdominale. S’il est faible, lorsque l’on tousse par exemple ou si l’on court, on fait pipi dans la culotte !
Avec tout cela comment ne pas avoir une petite baisse de moral : c’est le baby blues que vivent quasiment toutes les femmes. Il est lié à la chute des hormones avec l’accouchement et à tout le reste.
Mais heureusement, lorsque l’on est bien entouré il ne dure pas longtemps (quelques jours seulement).
Il faut faire vite : avoir trouvé une nourrice ou une garderie pour reprendre le travail : confier son enfant, encore une déchirure, mais cela doit être fait en toute confiance ; il faut que la nourrice plaise.
Et nous voilà en mère de famille. Ne pas oublier que le père est là. Il peut aider à s’occuper du bébé. Le père est aussi le compagnon, donc il faut aussi être prêtre à nouveau à le séduire et à être femme.
Dur métier que celui-là :
mais que de bonheur il apporte… alors il faut se lancer.
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VOS RÉACTIONS
Par Julie le 15 décembre 2007 à 19:37
Bonsoir, j’ai deux petites questions à poser.
1. est-ce qu’un accouchement douloureux favorise le baby blues?
2. Qu’en est-il des péridurales lorsque l’on porte un tatouage en bas du dos?
Merci pour vos réponses
Par Gynecokine le 17 décembre 2007 à 21:31
Bonjour Julie,
En reponse aux 2 questions:
1) Il n’y a à priori pas de raison médicale qu’un accouchement douloureux soit responsable davantage d’un baby blues si ce n’est le vécu de l’accouchement.Ce vécu est très personnel à chacune,nos grands-mères appelaient les douleurs de l’accouchement le « mal joli » car elles s’oublient très vite pour la plupart des femmes…
Le baby blues est lié à la chute hormonale qui fait suite à l’accouchement et celle ci est la meme quelque soit la façon d’accoucher.
2) En effet de nombreux anesthesistes refusent de faire des peridurales aux femmes ayant des tatouages dans le bas du dos en raison des risques d’infection.Il faut donc négocier pour obtenir la perdurale et comme la tendance est au minimum de risque,ce n’est pas évident…