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Publié le 19 novembre 2009
par Aurore
Le tout dernier livre Les Objets du Désir au Japon d’Agnès Giard est sorti est librairie depuis 2 jours déjà et nous ne vous en avons pas encore parlé ! Nous nous devions de le présenter, ne serait-ce que par la qualité de ses précédents livres et peut-être pourrons-nous le commenter prochainement !
Avec Les Objets du Désir au Japon, Agnès nous raconte avec poésie l’histoire, parfois la légende de ce que l’on appelle nous « sextoy » (au sens très large) et qu’elle nomme « objets du désir ». Mais attention, elle ne parle pas du dernier Fun Factory ni du plug Lelo… elle a exhumé les objets japonais les plus fous et les plus inattendus :
Crème de beauté à la fiente de rossignol
Patte de chat vibrante pour “appeler” l’amour
Bonbon en forme de crotte de nez
Carte à ADN contenant un cheveu d’actrice porno
Fausses nouilles en silicone
Culotte magique pour soigner les MST
Couteau de suicide pour femme
Lubrifiant parfumé aux aisselles d’employée de bureau
Marmite anti-adultère
Machine à masturber…
Qu’il s’agisse de gadgets inutiles ou de sextoys ahurissants, d’articles ménagers ou d’instruments sacrés, ces objets sont liés à des légendes parfois très anciennes, profondément révélatrices de la culture japonaise.
Leurs formes renvoient à une autre vision du monde. En étudier le symbolisme, c’est entrer dans un univers où la réalité compte moins que la fantaisie. Où la beauté se mesure à son degré d’évanescence. Et l’amour au silence qui l’entoure.
Au Japon, par exemple, pour dire « adroit » on dit « bonne main ». « Maladroit » : « mauvaise main ». Un des sextoys les plus populaires depuis trois ans est le moulage en silicone de la main d’un acteur de films X – Kato Taka, surnommé « goldfinger » – célèbre pour avoir découvert les 8 zones érogènes qui se trouvent à l’intérieur du sexe de la femme. Beaucoup de Japonais se servent de cette fausse-main pour atteindre à l’excellence. Ils ne disent pas un mot. Ils veulent juste toucher du doigt les 8 « sanctuaires » cachés de l’amour.
Autre objet curieux : le daruma – une poupée ronde sans bras, ni jambes – représentant le fondateur du bouddhisme zen, Boddhidarma, devenue le symbole des érections perpétuelles. Cette poupée lestée en son fond se redresse sans jamais tomber. Il faut lui peindre une pupille pour qu’elle exauce vos voeux car la légende dit que Boddhidarma est resté 9 ans sans bouger devant un mur, jusqu’à ce que ses yeux y fassent… un trou. Tel un foetus, en gestation pendant 9 mois, avant de sortir.
Les Objets du Désir au Japon, chez Glénat, coll. Drugstore
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VOS RÉACTIONS
Par Libriss le 26 novembre 2009 à 9:11
Décidément, les japonais resteront les plus dingues dans mon esprit !
Ils sont de très loin bien moins pudiques que nous, mais tout de même, l’excitation sexuelle reste la même quelque soit la culture.
Je ne pige pas ce que peut avoir de sexuel, ou d’excitant une crème de beauté à la fiente, un bonbon crotte de nez… Un côté scato refoulé ? ^^
Quant à la culotte qui soigne les MST, un tantinet dangereux quand même, si les ados commencent à y croire et à ne plus se protéger croyant être soignés (ou pouvoir l’être facilement…)
Interloquée.