Publié par Alice

Tabous comme interdits, nos meilleurs ennemis

À force d’entendre parler de sex toys, de triolisme et de chic, on en oublierait presque que beaucoup de couples subissent encore des tabous et des interdits dans leur sexualité. Pas toujours facile de s’en défaire, d’ailleurs !

Aux États-Unis, les aventures sexuelles des présidents s’étalent en une des journaux et créent la polémique. En France, on est beaucoup moins conservateur de ce point de vue-là. Autant dire que nos tabous tiennent intimement à la société dans laquelle on vit. La plupart de nos interdits sexuels ressemblent d’ailleurs à s’y méprendre à ceux de nos voisins de palier.

Et non, nos chers compatriotes ne sont pas tous beaucoup plus cochons que nous… Chez eux non plus, ce n’est pas Kama Sutra tous les soirs ! Question tabous et interdits, l’Hexagone est vraiment dans le coup. C’est ce que révèlent les premiers résultats de la grande enquête sur le « Contexte de la sexualité en France ».


Des sens plus interdits qu’il n’y paraît

Contrairement à ce qu’Ardisson a pu vous laisser penser, vous n’êtes absolument pas le dernier couple du quartier à n’avoir jamais poussé les portes d’un club échangiste. Seuls 1,7% des femmes et 3,6% des hommes avouent l’avoir déjà fait. Céder aux attraits d’un membre du même n’arrive pas non plus à tout le monde. Tout juste à une personne sur 25.

En matière de pirouettes, nous sommes plutôt vieille France. Même la reste une pratique tabou : seuls 37% des femmes et 45% des hommes l’ont déjà essayée. Régulièrement, c’est respectivement 12 et 15%. Cunnilingus, et masturbation, eux, par contre, sont vraiment entrés dans les mœurs. La libération sexuelle est passée par là… Reste que notre répertoire érotique n’est toujours pas extrêmement étoffé et demeure bordé de beaucoup d’interdits.

Heureusement, le degré d’épanouissement d’un couple ne se mesure jamais au nombre de ses galipettes !


Le tabou, on en viendra tous à bout ?

Ce n’est pas parce que 80% des femmes ont déjà pratiqué une et 85% des hommes, un , que les 15 à 20% restant doivent s’y mettre. Il est tout à fait possible de survivre sans oral ! Le tout, c’est que cela ne vous frustre pas. Avoir l’impression de trop brider les élans de l’autre n’est pas non plus très agréable. Si votre partenaire vous reproche sans arrêt votre pudeur et vos interdits, demandez-vous si vous ne confondez pas tabou et complexe… Être un couple qui sait se remettre en question, c’est toujours mieux que de risquer la rupture ou l’infidélité, juste parce qu’on est bloqué. Ça peut aussi vous éviter la débandade qui guette bon nombre de ménages : 15% des couples ensemble depuis plus d’un an ne se touchent pas pendant au moins trois mois d’affilée sur une année.


Ne laissez pas les interdits vous empoisonner le lit

Ne pas avoir envie de tester une position est une chose. Ne pas l’oser en est une autre. C’est un peu comme ne pas goûter un plat parce que ça vous écoeure ou parce que vous ne vous autorisez aucun écart. En couple, il faut apprendre à se permettre certaines petites fantaisies et à braver quelques interdits. Se rappeler que si l’autre est consentant, qu’on lui fait confiance et qu’on en a envie, tout est permis. Montrez-vous ne serait-ce qu’un tant soit peu plus « open » que d’habitude, au moins dans vos discussions, et votre partenaire saura sûrement vous ouvrir de nouveaux horizons sexuels, tout en douceur…

Par contre, si vous ressentez un réel blocage et que les tabous sont une cause de dispute courante entre vous, n’hésitez pas à aller consulter un sexologue. Vous pouvez être sûr que ça n’a rien de marginal : 500 000 français le font chaque année. Et ça, ce n’est pas interdit !

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